La baleine thébaïde, Pierre Raufast

La baleine thébaïde, Pierre Raufast, janvier 2017, Alma Editeur, 222 pages, littérature française, roman.

En trois mots:  destin, voyage, événements.

La-baleine-thebaide

Quatrième de couverture:

Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l’Alaska, sur un bateau. Objectif : retrouver la fameuse « baleine 52 », qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l’équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d’autres desseins.
Au menu : l’inquiétant Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d’aventures extraordinaires.

Mon avis: Au regard des critiques dithyrambiques sur Pierre Raufast, il fallait bien que je me jette à l’eau et découvre l’océan d’imagination de cet auteur qui, je l’avoue, est d’un talent inestimable. Si je n’étais pas franchement convaincue au départ par cette histoire de baleine atypique avec son chant à 52 hertz, les premières phrases ont su immédiatement me séduire.

C’est tout d’abord par l’humour que j’ai été conquise; un humour d’une finesse extrême, des jeux de mots, des anecdotes de vie, une façon de tourner les choses parfois crûment histoire de provoquer un peu ou de couper court à d’éventuels enchaînements intellectuels. La symbiose des mots est un délice.

Ensuite, le découpage en plusieurs parties, qui laisse place aux différents protagonistes, permet d’assembler le puzzle des aventures de Richeville et comparses. La parole est prise par ceux qui détiennent un autre point de vue de l’histoire afin d’y apporter leur grain de sel. Cette façon d’assembler l’histoire comme des poupées gigognes est menée d’une main de maître.

C’est donc la vie de Richeville que nous allons suivre, dès son recrutement pour la recherche scientifique d’une baleine atypique, dans les eaux glacées du Grand Nord. Événement charnière pour ce jeune homme qui va influencer sa vie future. Si lui voit les choses à son niveau, le lecteur dispose en revanche du point de vue de l’ensemble des personnages et autres faits permettant de lier les événements entre eux. C’est pour moi une des force de ce roman; arriver à tout connecter et comprendre les desseins de l’effrayant Dr Alvarez.

On se rend compte alors que ce qu’on croit savoir n’est pas la vérité absolue, que le vernis est rarement lisse et que les murs ont des oreilles, partout.

Je suis ravie de cette lecture qui me permet de revenir doucement à ma vie bloguesque, soyez indulgent(e)s, j’ai beau me relire je crains de ne pas avoir toujours été très explicite…

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