La femme sans tête, Viviane Moore

La femme sans tête, Viviane Moore, février 2014, 10/18, 312 pages, littérature française. Polar historique. Collection « Grands détectives ». Tome 1 de la série Alchémia.

En trois mots: Saint-Barthélemy, sciences, orgies.

la femme sans teteRésumé de l’éditeur: Paris, 1581. La misère envahit les rues. Orgies et fêtes enfièvrent les salons. Jean de Moncel, jeune commissaire au Châtelet, est sur les traces d’un tueur de prostituées. Le corps décapité de l’une d’elles le mène jusqu’à Théophraste Le Noir, médecin qui, replié dans son laboratoire avec sa fille Sybille, cherche sans relâche le secret alchimique de l’Elixir de Vie. Sorcellerie ? Rites occultes ? Machination ?… L’alchimiste est-il le monstre que poursuit Jean, ou bien l’humaniste en avance sur son temps que défend passionnément sa fille ?

Mon avis:  J’ai été happée par ce roman que j’ai dévoré en moins de 24 heures (ce qui pour moi est un record!). Les pages se tournent toutes seules, l’intrigue s’étoffe au fil des phrases et l’envie de savoir ce qui va se passer prend le dessus sur tout le reste. Je crois que la description du massacre de la Saint-Barthélemy et ses conséquences sur Théophraste, le médecin des nécessiteux, et sa fille Sybille ont su dès le départ me captiver.

Père et fille sont indubitablement empathiques. Sybille est l’héroïne qu’on admire pour son courage, sa soif d’indépendance et son intelligence, mais aussi pour ses décisions irraisonnées qui font d’elle une jeune fille qui reste accessible. Sa rencontre avec le compétent commissaire du Châtelet, Jean, nous laisse entrevoir le jeu de séduction qui va s’installer entre eux deux, malgré les suspicions de l’enquête qui ramène le jeune limier à la maison de Théophraste.

Parce que oui, le thème du livre est une série de meurtres qui frappe des prostituées de ce Paris du XVIe siècle, où le clivage entre misérables et nobles portera le pays, deux siècles plus tard, à se révolter en faisant tomber les têtes. L’origine des divers assassinats trouve sa source dans le mystère d’orgies se déroulant dans les boudoirs de soirées nocturnes de la haute société parisienne. L’atrocité des faits sans description précise m’a intriguée. J’ai apprécié que l’auteur n’aille pas dans le côté voyeurisme des tortures, notre imagination travaille très bien de son côté, ce qui maintient l’enquête dans le flou et contribue au besoin de se rapprocher du dénouement. Et puis, la science et l’alchimie, la justice des hommes et celle de la loi, et les sentiments humains d’amour et de jalousie haineuse s’opposent dans cette enquête si singulière…

Bref, une enquête dans un Paris d’antan avec des rites ésotériques qui se heurtent à la précision de la science et qui nous emmène jusque dans les cellules de la prison du Châtelet, n’a pu que me plaire. À lire !

 

 

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8 réflexions sur “La femme sans tête, Viviane Moore

    1. Ton message me va droit au cœur! Quand j’arrive à donner envie de lire un livre, je suis joie! Merci d’avoir pris le temps de me laisser ce ptit mot, très bonne lecture alors 😉

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