La terre qui penche, Carole Martinez

La terre qui penche, Carole MARTINEZ, août 2015, Gallimard, collection blanche, 365 pages, littérature française contemporaine. Rentrée littéraire 2015. #MRL15 #PriceMinister #CaroleMartinez #18/20

En trois mots:  Blanche, La Loue, Moyen-Age.

LA TERRE QUI PENCHE

C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Blanche-qui-saura-bientôt-lire-et-écrire et qui vit au Moyen-âge.

Blanche à 11 ans lorsque son père, un Seigneur de Bourgogne autoritaire, l’offre au fils de l’un de ses alliés en qualité de fiancée.

Durant leur périple pour rejoindre leur destination sise domaine des Murmures, la petite fille qui n’est qu’une Minute, aussi légère qu’un Oiselet, va rencontrer le diable filou et méchant. Mais son heure n’est pas arrivée, pas encore. Elle lui échappe.

Il faut dire qu’elle à tant à découvrir auprès de la famille et cour de son fiancé, Aymon dit l’Enfant ou l’Idiot, fils de Haute-Pierre. A leur côté, Blanche va s’épanouir pleinement: elle goûtera à la liberté, apprendra à lire et à écrire, se blottira dans la forêt et apprendra à nager, mais surtout elle enquêtera sur son passé de petite fille, orpheline de mère. Par ailleurs, elle fera des rencontres improbables et inouïes comme celles de la Dame en Vert. Mais la vie étant cruelle, elle sera confrontée à la misogynie, l’intolérance, l’injustice, ainsi que l’ombre de la peste rodant sans cesse dans le paysage.

En écho au fil de son histoire il y a la vieille âme. La vieille âme est l’âme de Blanche qui a traversé les siècles et qui porte un regard bienveillant sur son passé.

Progressivement la chronologie se tisse grâce à Blanche-petite-fille et Blanche-vieille-âme.

Il y a de la poésie dans ce roman, de la délicatesse et de la cruauté. Les métaphores sont sublimes, La Loue, rivière qui traverse le Domaine de Haute-Pierre, se transforme en femme fatale et noie dans sa colère les hommes qui cèdent à ses charmes. Le texte est beau et s’appuie sur des chansons dont le lecteur se moque des anachronismes tant elles se mêlent à l’ensemble! L’auteur incorpore, en toile de fond et l’air de rien, des sujets sensibles tels le féminisme, l’accès à l’éducation et le respect de la nature. Le tout forme donc la tragique histoire de Blanche.

Un récit de femme-enfant, pour les grands, dans un univers bien à lui. La terre qui penche fait chavirer notre âme d’adulte vers les contrées lointaines de l’enfance, où la douce naïveté de la jeunesse se heurte à la violence des hommes mais s’apaise en rencontrant la sagesse. Magnifique.

logo_rentreelitteraire Un grand merci pour cette lecture -que je souhaitais faire- à Price Minister!

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3 réflexions sur “La terre qui penche, Carole Martinez

      1. Merci ! 😀 C’est la dernière ligne droite, donc je terminais par les chroniques sur le Martinez. J’aime bien « ce job », car je découvre de nouveaux blogs très sympathiques ! Bon courage à toi pour ta panne de lecture : ça arrive, mais l’envie reviendra. Surtout ne pas la forcer ! 🙂

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