Le carrefour des Ecrasés, Claude IZNER

Le carrefour des écrasés, Claude IZNER, novembre 2003, 10/18, 285 pages, littérature française. Collection « Grands détectives ». Tome 3 des enquêtes de Victor Legris.

Épisodes précédents:

  • Mystères rue des Saints-Pères – tome 1- ici
  • La disparue du Père-Lachaise – tome 2- ici

En trois mots: Vengeance, Secrets, Paris.

carrefour des ecrases Mon résumé: C’est la découverte d’un escarpin rouge, ramené à la librairie Elzévir par Grégoire Mercier, un chevrier parisien, qui va lancer Victor Legris, libraire et photographe à ses heures perdues, sur sa nouvelle enquête. Il va progressivement rattacher cet escarpin à sa propriétaire, une jeune femme, tout de rouge vêtue, retrouvée morte au carrefour des Écrasés. Mais, cet escarpin va également être reconnu par Kenji Mori, l’associé et père adoptif de Victor, comme appartenant à sa filleule, Iris, qui réside dans une pension pour jeune fille dans le Val-de-Marne. Il s’avérera, heureusement pour nos libraires, que la jeune femme assassinée n’est pas Iris! Il s’agit d’une de ses amie à qui elle avait prêté ses chaussures afin qu’elle honore un rendez-vous galant. Iris sera néanmoins rapatriée dans les logements situés au-dessus de la librairie pour des raisons de sécurité.

Puis d’autres assassinats isolés vont se perpétrer dans les rues de Paris: une artiste, Noémie Gerfleur sera découverte étranglée à son domicile; le cadavre d’un jeune homme, Gaston Molina, émergera d’un tonneau de vin d’une production illégale, tandis que le gardien du Jardin des Plantes périra tragiquement croqué par un lion. Si le lecteur sait que ses meurtres sont liés et connaît uniquement le mobile -la vengeance- le lien ne sera pas immédiatement établi par Victor Legris qui démasquera néanmoins l’identité du meurtrier. Il reconstituera le puzzle en résolvant un poulet sibyllin « Charmansat ché ma tante. Aubertot, goche cour manon sale pétriaire. Rue L. rdc 1211. »  

Mon avis: Des trois premiers tomes, celui-ci me semble le plus abouti au niveau de l’intrigue, et reste au niveau des deux autres quant à la visite guidée d’un Paris des années 1890.

La construction des aventures suit le schéma récurrent suivant: la librairie tourne toute seule jusqu’à ce que un individu, connu directement ou indirectement par nos libraires, trépasse et annonce une série de meurtres. La fibre enquêtrice de Victor Legris prend alors le dessus et épaulé de son commis, le truculent Jojo, les deux protagonistes vont coiffer au poteau l’équipe de policier dirigée par Lecacheur, tout en menant profil bas l’un auprès de sa dulcinée, Tasha, et l’autre auprès de sa mère, Euphrosine Pignot.

Cette aventure nous plonge hors des boudoirs feutrés des tomes précédents. Nous voyageons dans un Paris plus populaire, qui sent le bouc et les peaux tannées, saupoudré du formol ambiant de la Salpêtrière et révèle la pauvreté au Mont-de-Piété. C’est un Paris qui transpire l’alcool nocturne et le mâle en rut au Moulin Rouge et au Chat Noir. On y croise des artistes peintres de l’époque comme ici Toulouse Lautrec que fréquente Tasha, et des médecins comme le Dr Charcot, ainsi que les titres et auteurs qui ont le vent en poupe en cette fin d’année 1891, avec un fait divers d’accident ferroviaire.

L’intrigue est plus consistance car même si nous suivons l’avancée de Victor Legris, et bénéficions de quelques éléments de plus que lui, l’identité du coupable est loin d’être aussi évidente que par le passé et entre nous, c’est plus rigolo de jouer à Scherlock Holmes!

Les personnages que nous connaissons désormais bien avancent également dans leur vie. Kenji, Tasha, Mme Germaine, la gouvernante, et Euphrosine Pignot, la mère de Joseph, restent fidèles à eux-mêmes. On retrouve Eudoxie Allard, secrétaire du journal le Passe-Partout du premier tome qui s’est reconvertie en danseuse et permettra à Victor Legris d’être mieux introduit dans le monde de la nuit. Cette aventure met l’éclairage sur Joseph Pignot, dit Jojo, qui semble se remettre d’une déception sentimentale et avance par ailleurs dans un projet professionnel qui se concrétise. Il y a également un rebondissement quant à l’identité d’Iris qui ne sera pas sans conséquence…

Bref, une série divertissante que j’apprécie de plus en plus. 

Lecture commune avec Bianca, Fanny, Le livre d’après.

Livre acheté dans le cadre de cette LC qui n’aura pas eu le temps de prendre la poussière dans ma PAL.

Rendez-vous le mois prochain, le 2 décembre, pour le tome 4 intitulé Le secret des enfants-rouges!

 

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8 réflexions sur “Le carrefour des Ecrasés, Claude IZNER

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  3. Bonjour Camille,
    Je suis d’accord avec toi sur ce tome que j’ai beaucoup apprécié ! Je lis surtout la série pour la toile de fond historique, mais l’intrigue plus consistante ici, comme tu le dis, en fait un bon épisode. Je poursuis donc la LC !
    A bientôt.

    1. Coucou, merci de ton petit mot! Je m’en vais te lire. En revanche, comme toi la toile de fond historique me botte davantage que les enquêtes! Je continue la LC jusqu’au bout, en revanche je serai en retard pour la LC du 02/12 de mémoire.

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