Dans le café de la jeunesse perdue

Dans le café de la jeunesse perdue, Patrick Modiano, octobre 2008, Gallimard, éditeur, 149 pages, littérature française contemporaine.

 En trois mots: Paris, identité, choix

Quinze jours avant que Patrick MODIANO obtienne le prix Nobel de littérature je refermais Dans le café de la jeunesse perdue. Depuis j’ai lu en diagonal de nombreux articles sur l’auteur afin de ne pas m’influencer et de faire ma propre « expérience Modiano ».

Dans le quartier de l’Odéon se côtoient au Condé, bistrot atypique d’un Paris voguant sur les années 70, une clientèle étudiante en quête de sens mais aussi toute sorte d’individu en quête d’un Graal intime. Lorsque l’on pousse la porte du Condé, on rencontre les habitués et les nouveaux; chacun se confie sur ce qu’il veut, on prend le train de leur vie en marche, sans détail, comme ça. Puis, l’œil est attiré par Louki, une jeune femme fraîchement débarquée au Condé à l’aura mystérieuse. Louki va être le fil rouge de ce Café de la jeunesse perdue. Au fur et à mesure des chapitres, selon différents angles de vue, on retrace la vie de Jacqueline Delanque épouse Chourreau alias Louki. Jeune femme perdue, accusée de vagabondage mineur lorsqu’elle était adolescente, Louki, un poil noctambule, ayant abandonnée le domicile conjugal, opère une véritable fuite en avant dans les rues parisiennes, avec drogue, prostitution, et spiritisme en fond de trame.

Sans en avoir l’air, dans des phrases courtes et un style qui lui appartient, Patrick Modiano, rend hommage à Paris, ses quartiers, ses rues, son métro. Amoureuse de Paris, je suis complètement séduite par cette déambulation diurne et nocturne. Avec Modiano, le temps s’écoule, la vie éphémère passe, seules quelques traces du passage de Louki subsistent à travers le détective privé et le carnet du Condé. L’auteur nous offre des brides de vie, des sentiments, des choix, des envies de vie, des questionnements intérieurs, tout passe mais tout reste pour celui qui veut se rappeler.

 Première lecture d’un Modiano, et déjà conquise, il ne me reste plus qu’à continuer la découverte de son oeuvre…

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3 réflexions sur “Dans le café de la jeunesse perdue

  1. C’est le premier roman de Modiano que j’avais lu, et il m’avait bcp plu. Un peu dans le même style je te conseille La rue des boutiques obscures, que j’avais trouvé très beau aussi, avec une ambiance similaire et cette atmosphère mystérieuse qu’on retrouve souvent chez cet écrivain.

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