L’herbe bleue

L’herbe bleue, Anonyme, journal intime d’une jeune droguée, juillet 1986, 214 pages, littérature américaine.

 

herbe2J’ai lu ce livre il y a bien longtemps…seize ans je dirais. Il m’avait marquée; dans la foulée je m’étais offert « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée » et avis dévoré « Junk » sur les mêmes thèmes. Alors que je ne relis pas les livres, partant du principe que je n’aurais pas assez de ma vie pour tout lire, j’ai décidé de me faire un revival de ceux qui ont bâtis la lectrice que je suis, propulsé par le Challenge Myself.

J’ai lu, ici et là, qu’il ne s’agit pas d’un témoignage autobiographique et que le journal intime écrit est une invention d’une psychologue américaine basé sur ses entretiens avec ses patient(e)s…Peu importe, moi j’y ai cru lorsque j’avais 13 ans et c’est ce que je retiens, parce qu’il sonnait juste. Plus âgée, je constate par moment que le langage utilisé ne ressemble pas forcément à celui d’une adolescente Je pense aussi que ce livre a profondément pénétré mes neurones puisque je n’ai jamais eu envie d’essayer de substances illicites (oui, oui, je jure), certainement pour éviter la descente aux enfers vécue par Alice; ça a du me marquer!

L’herbe bleue retrace la vie -ou la survie- d’une adolescente, mal dans sa peau, qui a pourtant un environnement familial stable: des parents unis, une très bonne complicité avec ses grands parents et des frères et sœurs plus petits. Une famille « classique » en somme pour les années 80. Mais ce qui compte quand on a 13-14 ans c’est la bande de pote, être classer comme populaire au collège et être au top dans les soirées! Or, pour être « in the place » et tenir le choc, Alice droguée à son insu lors d’une partie va devenir accro. Drogue douce puis dure, sexe, fugues, deal, emmerdes, viols, mal être, HP, mais aussi amitié, amour, chagrin, et l’envie de s’en sortir malgré tout vont rythmer l’adolescence de la jeune fille. Elle lutte, se bat tant contre son addiction que sa souffrance d’ado et à la volonté de sortir la tête de l’eau. Elle veut plaire à sa famille qui la soutient envers et contre tout, elle veut que ses parents soit fiers.

On la croit quand elle dit que « c’est fini » parce que on ne la juge pas, elle a un brin de toute adolescente et on se reconnaît dans ses différentes facettes, elle fonctionne aux émotions. Mais Alice doit aussi mener son combat contre les autres, les jeunes drogués, qui la prenne en grippe, certainement parce que elle n’appartient plus à leur trip et met à mal leur business. Or, comment lutter contre un système?

L’herbe bleue est donc l’échappatoire d’Alice, douce euphorie dans laquelle il est bon de se réfugier et qui décuple les sens, mais qui cache la grande difficulté de l’adolescence, quand on veut jouer aux grands alors qu’on est encore qu’un bébé.

Bref, un livre plein d’émotion, roman (si on peut parler d’une fiction) universel qui à mon avis fait parti des livres qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie!

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Une réflexion sur “L’herbe bleue

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