Les érections américaines

Les érections américaines, de Amanda Sthers, Flammarion, octobre 2013, 127 pages, Roman, littérature française contemporaine, rentrée littéraire 2013.

  • érections américainesNote liminaire: Je suis tombée sur ce livre à la bibliothèque trouvant le titre accrocheur, la quatrième de couverture intéressante – il est question d’une tuerie aux Etats-Unis et le mois américain bat son plein- ne sachant pas à quoi m’attendre ni n’ayant entendu parlé de l’auteur, j’ai donc emprunté le livre. J’ai appris par la suite qu’Amanda Sthers a écrit la biographie de notre Johnny national et les scénarii de Caméra Café entre autre.
  • Résumé: Choquée par l’acte d’Adam Lanza, un jeune homme d’une vingtaine d’année qui a tué sa mère avant d’aller canarder une école maternelle et de se donner la mort, l’auteur essaie de comprendre ce qui a motivé le passage à l’acte. Le récit alterne une sorte de biographie d’Adam Lanza et les états d’âmes de l’auteur qui part enquêter aux Etat-Unis. 
  •  Mes impressions: Hum, oui et après? J’ai hésité à faire ce billet qui risque d’être court tant ce livre est insipide. Il n’a, à mon sens, aucun intérêt tant sur la forme que le fond.

Roman ou document essai? Effectivement, je me demande pour commencer s’il  s’agit d’un roman ou d’un document essai. L’auteur part aux Etats-Unis sur les traces du tueur et retrouve sur place une journaliste contactée au préalable. Les deux femmes vont se rendre devant la maison d’Adam Lanza et l’école, s’inscrivent pour avoir un permis de détention d’arme à feu et suivent une sorte d’initiation au tir made in USA; voilà en quoi l’enquête va consister…Dans un roman, nos bons vieux Sherlock Holmes ou Hercule Poirot mènent leurs enquêtes de manière quelque peu plus intelligente; dans un document essai, les sources sont données, les théories découlent donc d’éléments tangibles dont la véracité ne fait aucun doute, et où se retrouve le plan connu de n’importe quels lycéens thèse-antithèse-synthèse. Finalement, on ne sait pas sur quel pied danser, parce que ce n’est ni fait ni à faire.

Je passerai sous silence les fautes d’orthographes et les descriptions passables. Attention, je ne dis pas être une championne de l’orthographe, j’ai parfois corrigé des fautes sur le blog plus grosse que moi dont j’ai honte et sais que j’en laisse passer sans les voir! Néanmoins, c’est toujours crispant de les lire; n’y a t-il pas de correcteurs chez Flammarion? et les descriptions relevant de l’art d’écrire stricto sensu ne sont pas franchement dignes d’être qualifiées de descriptions…

Analyse justifiée ou digne de « Roger et Dédé au PMU »? Amanda Sthers veut comprendre les motivations d’Adam Lanza mais fait des raccourcis abominables. Adam Lanza était un jeune  homme mal dans sa peau => mère castratrice => rejeté des autres, sans petite amie, puceau => complexes multiples => se sent homme avec une arme => arme = phallus => tue sa mère et montre sa puissance de mâle à la terre entière. Moi pas convaincue.

Puis, pensant donner une pseudo profondeur à son texte l’auteur livre ses états d’âmes qui sont hors propos. Par exemple, quel intérêt de dire qu’elle boit à en vomir et passe la nuit avec un homme, quel rapport avec l’assassinat des enfants? De mon point de vue, ce besoin de préciser qu’elle est « Madame tout le monde » cache un mal être dont seule une vraie introspection lui sera bénéfique.

Enfin, l’auteur se lance dans une étude sociologique ridicule où elle compare les mœurs américaines aux mœurs françaises et nous fait une révélation fracassante: les Etats-Unis ne sont pas le monde des Bisounours comme elle le croyait…découverte d’Amanda Sthers,  trentenaire, mère de famille du XXIème siècle.

Bref, ne perdez pas votre temps, je me demande quelle mouche m’a piquée pour l’emprunter, le lire et surtout le finir!

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10 réflexions sur “Les érections américaines

  1. Au moins ça t’aura donné l’occasion d’écrire un billet très drôle.
    J’aime beaucoup Roger et Dédé au PMU. 😀
    Elle n’était pas mariée à Patrick Bruel à un moment?

    1. Si, si, ils ont eu au moins 2 enfants ensemble…mais l’idylle est finie, ce qui fait qu’il reste dans mon estime 🙂 C’est vrai que je me suis lâchée sur ce billet et me rend compte qu’il est plus facile de descendre un mauvais bouquin que d’en encenser un. Mais bon, il y avait matière à critique…du grand n’importe quoi!

  2. Ping : Rétrospective de cette année 2013 | Les livres de Camille

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