L’embranchement de Mugby

L’embranchement de Mugby, de Charles Dickens, Conte de Noel, Le temps qu’il fait, dépôt légal octobre 1994, 100 pages, littérature anglaise.

dickens mugby

  • Quatrième de couverture: Dickens publia longtemps, chaque année, dans le magazine qu’il dirigeait, un conte de Noel, pour resserrer plus étroitement, comme en famille, le lien qu’il avait su nouer avec ses innombrables fidèles. L’embranchement de Mugby est l’un des tous derniers, et le dernier qu’il ait écrit seul, trois ans avant sa mort. Sa vie intime, alors, n’était pas transparente ni sa conscience tout à fait en repos. Peut-être est-ce pour cela que des accents si graves préludent ici aux fêtes du coeur et de l’humour attendri, puis les accompagnent en sourdine jusqu’au dénouement heureux d’une moralité tissé de sourires et de larmes. Elle montre à sa manière que l’on guérit de soi en découvrant les autres, et aussi que l’on  est comblé par le pardon que l’on accorde. Simples évidences, mais portées à l’incandescence par le génie.
  • Mon résumé: Dans la première partie, intitulée « Barbox frères », le lecteur fait la connaissance de Barbox frère, un ancien employé de la firme du même nom. C’est par une nuit froide de décembre que Barbox frère ou Mr Jackson descend à la gare de Mugby, comme poussé par une force extérieure, bien que son billet le destinait au terminus. Seul, sur le quai de la gare qui subit les intempéries, il rencontre Lampes, un employé du chemin de fer de Mugby. Lampes lui permet de s’abriter dans sa cabine avant qu’il ne trouve un hôtel. Par la suite, Barbox frère fera la connaissance de Phœbé, une jeune fille infirme, qui lui apportera un grand soutien moral; en effet, Barbox frère fuit un événement qui lui est pénible. Or, dans sa fuite, ce dernier ne semble pas avoir envisagé un quelconque point de chute. C’est pourquoi il va rester un an à l’embranchement de Mugby, en errance, avant de prendre la décision de se diriger vers une destination. Ainsi, dans la seconde partie « Barbox frères et  Cie » le lecteur accompagne Barbox frère dans une ville nouvelle -voire une nouvelle vie- qui bien évidemment est reliée à l’embranchement de Mugby. Alors qu’il se promène dans la rue comme à son habitude, une fillette du nom de Polly, l’aborde en feignant d’être perdue. Maladroit et gauche avec l’enfant, il se prend d’affection pour elle et la prend sous sa protection  tout en réfléchissant à comment retrouver ses parents et quelles occupations lui trouver. C’est la mère de Polly qui le contactera avant qu’il entame des recherches. Cette femme ne lui est pas inconnue puisqu’il l’a aimé avant qu’elle ne le quitte pour un autre…
  • Mes impressions: Il s’agit d’un conte très court qui se lit vite mais qui ne pas transporté aussi loin que certains romans de Dickens. En revanche je n’ai cessé au cours de ma lecture d’interpréter les faits, à tort ou à raison! La fuite en avant du protagoniste, Barbox frère, attire l’attention. Il tourne le dos à un événement récurrent -que je ne peux révéler ici- qu’il ne supporte pas/plus et s’arrête à un drôle d’endroit qu’est Mugby. Mugby est une ville dont l’activité tourne autour de la gare et de ses sept embranchements. Pour moi, cet homme perdu atterri par un bien heureux hasard à Mugby où il peut se poser et réfléchir tout en se ressourçant pleinement avant de décider de sa prochaine destination; c’est un cadeau de la vie! Plusieurs choix s’offrent à lui pour repartir puisque il existe sept embranchements au départ de la gare; seule sa rencontre avec Polly, mais dans une moindre mesure celle d’avec Lampes, va lui donner la force d’aller ailleurs. Parfois, certaines rencontres scellent notre destin et orientent notre vie d’une manière inattendue, et ce message, si il y a là un message voulu par Dickens dans ce sens, me rappelle à quel point l’amitié et les échanges sociaux entre les individus sont importants pour nous permettre de « grandir », d’affronter nos peurs et de repartir de plus belle. Barbox ayant retrouvé confiance (en lui? en la vie?) quitte Mugby, après une année figée dans le temps, à la découverte d’un nouvel horizon. Et le monde étant tout petit, il se retrouve nez-à-nez avec une partie de son lointain passé sentimental -ce n’est cependant pas cela qu’il fuit- une femme qui l’a quitté pour un autre qui était son ami. Barbox lui apprend alors qu’il leur pardonne à tous les deux. Bref le passé est passé, seul compte l’avenir! Et on a tous besoin, à un moment donné, de passer par une ville comme Mugby avant de continuer notre route…

Bien que j’ai apprécié retrouver mon auteur chouchou, j’ai trouvé le texte bien court pour savourer la plume de Dickens, et y vais de mon interprétation qui, il est possible, est à côté de la plaque; il n’empêche que lire Dickens permet de prendre du recul et d’orienter les réflexions du lecteur sur des sujets universels et ça, c’est top!

Et hop, une participation que j’ajoute au Challenge Victorien 2013 d’Arieste! Suivi des challenges Jacques a dit « nom de ville » de Métaphore et Petit bac d’Enna et le mien sur Dickens!

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Challenge Dickens 2013 2015

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4 réflexions sur “L’embranchement de Mugby

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