Un livre qui ne sert à rien…

Le mystérieux bébé du Titanic de Joëlle Quentin-Doucet, Pocket, 665 pages, lecture abandonnée à la page 334.

  • Résumé de l’histoire:

le myst bb du titanicL’histoire de ce roman m’a attirée à la lecture de la quatrième de couverture. Et je pense ne pas être la seule, sauf que…Je donnerai plus bas mon avis sur ce livre ennuyeux et ennuyant qui me déçoit, mais pour le moment voyons de quoi il retourne. L’histoire se déroule dans les années 1930, à New  York au sein d’une famille d’aristocrates russes exilés, mais trouve son origine dans le naufrage du Titanic en 1912. Entre temps, il y a eu la première guerre mondiale et la crise de 29 qui a des répercussions sur cette famille qui perçoit la montée du nazisme en Europe. Cette famille russe, les Tchokavskoi, se compose exclusivement de femmes, car M. Oleg Tchokavskoi, le père de famille, s’est suicidé à la suite du krach de Wall Street; il y a sa veuve, Anna, et leur fille Tania (ou Titania pour les intimes) qui vivent avec Macha, la soeur du défunt Oleg Tchokavskoi, et leur fidèle domestique Ania. Pour subvenir à leur besoin, suite à la perte de l’homme de la maison, les femmes se sont lancées dans les affaires en créant une entreprise chargée d’organiser évènements et réceptions pour le tout New York. Une nouvelle tragédie frappe cette famille car Anna est emportée par un cancer foudroyant. Sur son lit de mort, elle soulage sa conscience en avouant à sa fille qu’elle n’est pas leur fille biologique, mais qu’ils l’ont recueillie sur le Titanic avant qu’ils ne soient évacués. En effet, alors qu’Anna rejoignait le pont supérieur où était réunis les premières classes, elle s’est retrouvée face à face avec un nourrisson seul et abandonné, enveloppé dans une couverture. Son coeur de femme n’a pu se résoudre à laisser un si petit être et a décidé de le prendre avec elle. Voilà comment Titania est entrée dans leur vie. Et voilà ce qui va pousser la jeune femme, désormais orpheline, à enquêter sur ses véritables origines. Afin de l’aider dans ses recherches, Tania va solliciter les services d’un détective privé du nom de Spady, jeune aviateur de 14-18, qui fait parti de son cercle d’amis élargi. Cependant, son héritage étant en jeu, elle ne peut révéler qu’elle est le bébé inconnu du Titanic; elle invente donc une amie imaginaire qui est ce bébé. Afin de garantir l’anonymat de son amie, elle se pose en unique intermédiaire et interlocutrice pour traiter de cette affaire secrète avec Spady. Leur enquête les orientent en Europe, en premier lieu à Londres, pour tenter de découvrir la vérité. C’est à ce stade de l’histoire que je me suis arrêtée, c’est à dire à la moitié du roman…

  • Mes impressions

Il y a des livres qui défraient la chronique, qui font parler d’eux, soit parce qu’on les adore soit parce qu’on les déteste. Bref, il y a des livres qui ne nous laissent pas indifférents parce qu’ils nous parlent, suscitent des émotions, transmettent des valeurs, évoquent des lignes de conduite, dans lesquels nous, lecteurs, nous nous y retrouvons ou non d’ailleurs. Mais on donne notre point de vue, parce qu’on a des choses à (re)dire. Et il y a des livres qui nous indiffèrent parce qu’ils sont creux, vides et insipides. C’est le cas de ce livre. Je n’y ai trouvé aucune émotion, il sonne faux et s’embourbe dans des descriptions, c’est à dire une succession de jolis mots, qui sont ennuyeuses au possible. Tout d’abord, j’ai trouvé que l’auteur use et abuse des points d’exclamation en plein milieu du texte narratif (chapitre intitulé Jetée 57 où les « ! » ont été dégainés dans tous les sens), ce qui m’a fortement exaspérée. Le point d’exclamation est tout a fait justifié dans un dialogue, mais certainement pas pour ponctuer des paragraphes entiers où l’utilisation d’un simple point est plus judicieuse à mon sens. Tout comme dans le dialogue, un seul point d’exclamation suffit; nous ne sommes pas dans un mail adressé à notre meilleure amie pour lui dire qu’enfin le beau gosse du bureau nous a jeté un regard langoureux!!! Je finirai en précisant qu’au début du livre, il y a une phrase à laquelle il manque un ou quelques mots; ne comprenant pas ce que je lisais, j’ai relu à plusieurs reprises ladite phrase avant de comprendre que ce n’était mon cerveau qui ne fonctionnait pas, mais le texte qui présentait un trou…Je n’adhère pas à ce type d’écriture non conventionnelle et me demande si l’auteur s’est relue ou a été relue. Voilà pour « l’enrobage » du texte. Passons maintenant à l’essence même du roman. Le texte est plat et superficiel.

On apprend que Titania décide de retrouver ses parents biologiques lorsqu’elle apprend par la femme qu’elle prenait depuis 24 ans pour sa mère, qu’elle est une enfant adoptée. Et… et c’est tout! Pourquoi? Comment? Que ressent-elle au plus profond de son coeur alors qu’elle digère cette nouvelle? Où est son cheminement intellectuel et émotionnel qui la pousse à découvrir son identité? Est-elle perdue suite à la remise en cause de ses fondements de petite fille? Ne fait-elle pas le lien avec des impressions ressenties par le passé dont elle n’avait pas d’explication, son physique de rousse différent de celui de ses parents? Il n’y a rien de tout cela et je trouve cela dommage car il y avait matière à développer tout un aspect psychologique très intéressant.

La relation de Titania et du détective Spady est également pathétique. L’auteur ne va pas au fond des choses et demeure dans le cliché du flirt entre la jeune bourgeoise prude et le loubard provocateur. L’attitude de Titania, passablement décrite, me fait penser à celle d’une fausse vierge effarouchée. Ainsi, je n’ai pas été transportée par cette idylle qui n’envoie pas du rêve.

Bref, je suis déçue de ce livre dans la mesure où je trouvais le scénario très intéressant. L’idée générale m’a séduite et pourtant reste inexploitée. Il est extrêmement rare que j’arrête un livre en cours de route, mais celui-là m’a gonflé et fait perdre un mois de lecture. C’est le sentiment que j’ai. Pourtant, je suis bon public, adore les histoires fleur bleue, et suis passionnée par l’Histoire.  Mais là je n’ai pas accrochée et reste indifférente pour les raisons évoquées ci-dessus…Et vous, l’avez-vous lu? Qu’en pensez-vous? Est-il dans vos PAL ou LAL?

 

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3 réflexions sur “Un livre qui ne sert à rien…

    1. Oui je n’en pouvais plus. J’ai essayé de résister mais nos échanges m’ont déculpabilisés dans l’abandon de ma lecture! Un bon Agatha Christie pour me remettre d’attaque et j’attaque l’élégance du hérisson!

  1. Ping : Tag: le code de la route | Les livres de Camille

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